L’histoire

Histoire de Bouguenais

Des traces d’une activité humaine sont présentes sur le territoire depuis l’antiquité et probablement depuis la préhistoire car l’histoire de  cette commune croise celle de la conquête de la Gaulle par les Romains et est indissociablement liée à celle de Rezé, dénommée alors Ratiatum, née de la nouvelle organisation administrative, politique et économique instaurée par les conquérants romains.
Sous la domination des Pictons, elle contrôle le commerce et les échanges sur une des rives de la Loire. Les nombreux fragments d’amphores découverts sur le site fournissent des indications sur la nature du fret transporté : des vins en provenance d’Italie, d’Espagne, de Gaule (Languedoc, vallée du Cher), mais également de l’huile en provenance de Bétique (sud de l’Espagne). Destiné à une consommation sur place, ce commerce alimente aussi probablement l’intérieur de la Gaule en transitant par la Loire.
La découverte au XIXe siècle d’un aqueduc alors visible en bordure du Chemin des Bonnes-Soeurs, au village des Couëts, suggère la présence d’un édifice thermal dans ce secteur.
Sous les influences successives des carolingiens et des princes bretons, le Sud-Loire et en particulier la région de Bouguenais se forgent une identité historique.
Un moment sous l’autorité des carolingiens, le sud de la Loire passe au milieu du IXe siècle sous le contrôle des princes de Bretagne. De cette époque date le château dont les fortifications subsistent encore en partie sur la Commune de Bouguenais au lieu-dit La Motte de Bougon. La paroisse environnante s’appelle Bégonnais puis Bouguenais.
Au Xe siècle, une famille s’adjuge le titre de seigneur de Bougon, et ce jusqu’en 1294, quand apparaît le nom des Chasteigner dans l’armée du duc de Bretagne, avec Herlin de Bougon qui semble être le même personnage que Hubelin Chasteigner cité comme seigneur de Bouguenais.
Au début du Xle siècle, quand la lèpre sévissait partout, la paroisse de Bouguenais avait une léproserie située près d’une chapelle dédiée à Sainte-Madeleine et aujourd’hui disparue. Elle était localisée, selon Léon Maître, historien du XIXe siècle, sur le domaine de la Baronnais et se nommait Le clos de la Maladrerie . Le ruisseau qui coulait à quelques pas de là et la source alimentant la fontaine fournissaient aux lépreux l’eau dont ils avaient besoin. Vers 1970, s’il restait bien une fontaine dans le muret près de la route, la carrière avait asséché la nappe phréatique, tarit la source  et la fontaine fut détruite lors des travaux de redressement de la route des Couëts.
Au cours des siècles, Bouguenais et ses environs vont connaître des fortunes diverses, conséquences des luttes que se livreront les royaumes de France et d’Angleterre entre eux ou avec le duché de Bretagne. Quelques jalons permettent de remonter jusqu’à l’époque de la Réforme.
La commune de Bouguenais a amplement pris sa place, souvent de façon dramatique, dans les événements de la Révolution française, des Etats Généraux de 1789 à la Terreur et à la guerre de Vendée. En 1789, la commune de Bouguenais compte environ 2800 habitants. L’essentiel de la population est rurale, si on excepte les marins de Port Lavigne et quelques bourgeois. La noblesse, peu nombreuse, se trouve dans les seigneuries de Bougon, du Chaffault, du Désert et dans quelques autres seigneuries laïques (la Jaguère, la Bénate, les Huguetières…) dotées de peu de terres. Le clergé quant à lui est bien représenté, notamment au couvent des Couëts et au prieuré de la Bouvre. 600 Bouguenaisiens vivent de la charité du clergé, en particulier des Carmélites.
De toutes les communes du sud de la Loire-Inférieure, Bouguenais est de loin celle qui a payé le plus lourd tribut à la guerre civile.
La guerre de 39/45 va aussi impliquer fortement le territoire de la commune avec le terrain d’aviation de Château Bougon et le camp de munition des allemands installés sur l’actuel Laboratoire des Ponts et Chaussées.

Histoire du Château du Désert (proche Nantes).

Déjà construit en 1547, puis propriété dès 1590 d’un Trésorier Receveur Général  des Impôts de Bretagne, le château du Désert (proche Nantes) a des murs épais de près d’un mètre, un toit d’ardoises, une salle et un salon séparés par un corridor, un escalier voûté, un office et  à l’étage  3 chambres hautes, une chambre basse surmontée par un grenier carrelé, des dépendances, un puits dans la cour et des douves.   Il a défié les siècles, surmonté les guerres, traversé la Révolution, survécu à 10 monarques et à nombre de présidents.
Dans cette fin de 16e siècle, les propriétaires du Désert côtoient la cour de France et notamment César, duc de Vendôme, gouverneur de Bretagne, fils légitimé d’Henri IV.
La famille de Valleton fait son entrée au Désert en 1674 et y restera durant 135 ans. L’un d’eux participe, aux côtés de Colbert, à la création de la Compagnie des Indes Orientales. En 1720 ils construisent la chapelle et le four à pain. En 1789, Françoise Julienne de Valleton dont le fils, au service du roi, quitte la France, est propriétaire d’un domaine de plus de 150 hectares. Mère d’émigré, ses biens sont mis sous séquestre. La municipalité de Bouguenais lui vient en aide en lui fournissant un certificat de domicile en 1792.
En 1802, elle règle la succession de son fils et cède le château à Jacques Bougrenet de la Tocnaye. Celui-ci, compagnon d’exil de Chateaubriand, effectue à partir de 1793, un grand voyage à pied, logeant chez l’habitant, à travers l’Angleterre, l’Écosse, l’Irlande et la Scandinavie. Il rédige et publie, avec succès, ses récits de voyage. Il rentre en France en 1802, devient maire de Bouguenais en 1816 jusqu’à sa mort en 1823. C’est  à lui que l’on doit la plantation du séquoia, des camélias, des magnolias et du cyprès chauve qui ornent encore le parc et la cour principale.
Plusieurs propriétaires se succèdent durant le siècle qui suit jusqu’au rachat en 1934 par la famille Rondineau qui va, durant  plus de 60 ans, y cultiver des légumes vendus au marché de Nantes, et exploiter les vignes. Les bombardements de la dernière guerre ont épargné le château : si une bombe a très partiellement soufflé une partie de la toiture,  une autre, tombée dans l’allée centrale n’a pas explosée, a du être désamorcée par un démineur professionnel retrouvé par Jean Hervé, patriarche du village des bauches du désert,  dans les années 2000.
A partir des années 80, les dépendances sont morcelées et vendues à des propriétaires qui les transforment en habitations principales.
Racheté en 1996 par la famille Layec, l’intérieur du château a été entièrement rénové, retrouvant ainsi les proportions initiales des pièces.  La plaque foyère aux armes de la famille De Valleton – un cœur surmonté d’une couronne- est conservée dans la grande cheminée.
La grande dépendance ouest, dont les murs ont vraisemblablement été érigés au XVIII ème siècle, sur la base d’un hangar aux gros piliers de pierre encore visibles aujourd’hui, et dont la toiture s’est effondrée dans les années 1980, a été aménagée en gîtes confortables et tranquilles ouverts progressivement dans les années 2000.
Les dépendances sud sont en cours de reconstruction et d’aménagement et Cédric layec y proposera 5 appartements supplémentaires, chacun avec sa terrasse privative.

Les Gîtes du Désert